Designers Apartment: Au coeur de la jeune création!

Il y a quelques jours, Paris a présenté ses collections prêt-à-porter automne /hiver 14-15, dans un tourbillon de défilés et de salons professionnels. Parmi eux, un showroom plutôt discret et confidentiel, Designers Apartment, a consolidé son positionnement.

La 4e édition de Designers Apartment, un événement bi-annuel initié par la Chambre Syndicale de la Couture et le DEFI à l’attention des marques émergentes, a sélectionné 10 créateurs dont plusieurs présentaient leur toute première collection. La tendance générale est à la mixité des matières et des genres, à la franchise des couleurs, aux imprimés festifs et aux coupes architecturales.

D’emblée, l’alliance improbable entre le streetwear et la fourrure saute aux yeux chez Aurélie Demel, qui présente également des top en cotte de maille tissée de fils soyeux made in Paris. Le nouveau directeur artistique d’Y/Project, Glenn Martens, lance la première collection femme de la marque lancée en 2010, dans un esprit sportif, urbain, avant-gardiste avec un aspect rough. Là encore, un détail sporstwear vient structurer le dos d’une robe en soie.

Ode au noir avec robes du soir d’Octavio Pizarro, le noir parsemé d’incrustations métalliques et combiné au jaune polaire dans les créations casual chic de Monographie.

Les imprimés sont à l’honneur, du très graphique au très féérique: les motifs de Risto semblent tout droit issus d’une forêt enchantée; impression au tampon dans un esprit artisanal chez Thierry Colson; collection preppy crazy twistée avec des “imprimés maison”, pour introduire du fun dans les looks BCBG chez Thomsen; motif inspiré de la marqueterie de paille de Jean-Michel Frank chez AVOC, une marque made in Europe et fondée sur les notions d’architecture vestimentaire et d’ornement corporel. Effet de larges aplats chez Etienne Deroeux, avec des lignes droites, des volumes nets et des couleurs lumineuses.

Guillaume Michel, le directeur artistique d’Iris Cantabri conçoit ses collections comme un work in progress, selon une démarche de modéliste davantage que de styliste. Après avoir élaboré ses mood board, il travaille en effet directement sur les corps. Les matières sont issues d’une  sélection du meilleur de chaque pays: tartan d’Ecosse, laine vierge de Grande-Bretagne, washi Japonais. Les silhouettes sont audacieuses, les pantalons plissés à la taille pour magnifier la chute de reins, les robes au dos savamment reliefé en passementerie de coton… Du tissage horizontal au tissage vertical: un défi technique pour cette création qui a modifié le sens de ce savoir-faire ancestral.

Des marques émergentes et hautement créatives, à retrouver bientôt dans plus de points de vente à Paris, en régions et sur de nouveaux marchés à l’international!